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This mess we're in

Je pourrais vous souhaiter la bienvenue. Mais non.

Take a sip

Lundi 23 mars 2009

Depuis que je vis dans le sud de l'Angleterre, mes tares me rattrapent. Prenez cet article comme une confession.

D'abord, un clip on ne peut plus gai:


Ensuite, non ceux qui viennent de Brighton, ce sont bien eux, et pas Patrick Wolf:


Moralité: j'aime les cabines téléphoniques, les rubans, et les minets.

Wind in the Wires - Patrick Wolf
Sway - The Kooks

Par Jellybellie - Publié dans : The song that we sing
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Jeudi 12 mars 2009
Il est tard, et je suis fatiguée.
La nuit me fait penser en décalé, en rouge et blanc. Je m'écris des lettres un peu trop franche, je me les envoie même. Elles sont pas pour moi, mais je les garde dans le fond d'un tiroire. C'est peut être ça la raison de l'incompréhension de Nelly.
Après une éternité, après son silence d'un an, un peu comme ça, elle a décidé d'appeler les gens pour comprendre. Ca a commencé par Solène il y a quelques semaines, et puis hier, c'est Baptiste à qui elle a voulu parler. Elle a voulu revenir sur les raisons, sur ce qu'il s'était passé, sur ce qu'il se passait. Le seul soucis, c'est que toutes les raisons, tout ce qu'il s'est passé, tout ce qu'il se passe, elle se l'est raconté à elle même. On peut plus revenir dessus. Alors je réfléchissais à ce que je lui dirais moi, si elle m'appelait, je m'imaginais lui écrire, et puis la revoir, dans un café où on avait quelques habitudes, un lieu familier mais pas trop. Un endroit un peu neutre où on pourrait éviter les histoires qu'on s'est créé. Je m'imaginais lui dire qu'on avait changé, et que je la connaissais plus, mais que je me souvenais de tous les moments drôles, difficiles, et partagés. Que j'aimerai construire un truc nouveau, plus sain avec elle, mais pas sur les bases chancelantes des débuts.
Je ne suis pas exclusive.

Sans transition: l'Angleterre me plaît, je n'ai de cesse de le répéter, et à chaque fois c'est un peu plus sincère. Tôt ce matin, dans le bus qui traverse la campagne, je me suis dis que tous les lieux qui bordaient la route m'étaient devenus familiers. Je me sens chez moi, tout en sachant que ce sera temporaire. J'ai pas envie de rentrer définitivement. J'ai pas envie de me confronter à quelque chose que je connais trop bien et que j'ai fui. Je veux être perpétuellement heureuse à l'idée de rentrer chez mes parents, de les retrouver, de retrouver mes amis de là bas, je veux pas que ça rentre de nouveau dans une routine terne qui m'empêchait déjà d'apprécier ce que j'avais avant de partir. Je veux que tout ça me manque encore.
Depuis quelques semaines, les gens avec qui j'avais construit des relations autour du silence, se mettent à me parler. A me dire des choses que j'aurai eu besoin d'entendre avant. A me dire des choses qui me font croire que j'ai gagné, mais que ce sera compliqué au retour.
Par Jellybellie - Publié dans : A year in Portsmouth
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Vendredi 6 février 2009

Après une journée géniale à Bath, après le commencement d'un nouveau boulot, après un weekend parisien _pour lequel les superlatifs ne seraient jamais nombreux_ à rester juste en présence l'un de l'autre, à croiser Cédric, Flo et Pauline, à faire l'enfant, à grimper sur les hauteurs de Paris et se dire que: "quand même, c'est cool d'être là", à manger des gauffres à Saint Michel, à fumer des cloppes, et à engloutir des khebabs; je suis de retour à Portsmouth.
Après l'arrivée de Tristan et de mon nouveau pc qui m'a permi de renouer avec la civilisation, c'est maintenant Romain et Anouk que j'attends. Je vais les chercher au port ce soir, j'ai hâte de voir leur tête verte sortir du ferry. Demain, et ce juste pour faire plaisir à mes convives (oui oui), je retourne pour la troisième fois de la semaine à Londres, où je passe un peu ma vie ces derniers temps.

Après quelques jours de neige, c'est la pluie qui reprend ses droits au dessus de l'Hampshire, ce matin j'ai été réveillée par une averse qui battait mes fenêtres, et par les camions poubelles aussi, mais c'est moins romantique (surtout quand tu sais qu'ils refusent de ramasser mes déchets depuis environ 3 mois). Tout est humide, je ressors le jean-très-cher, les convers, l'écharpe sans fin, le manteau long et le parapluie tordu. J'ai la dégaine de la cherbourgeoise, j'ai rendu les armes du bon goût. D'ailleurs j'irai bien revoir ma Normandie, manger des huîtres, et me prendre du sable dans les yeux à la plage.

J'ai hâte d'être demain, j'ai envie de mettre de mon vernis-de-pute, j'ai veux voir Benjamin Button, et je crois que je veux plus être prof de langues.

Par Jellybellie - Publié dans : A year in Portsmouth
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Mardi 13 janvier 2009

Je sais où la trouver
elle sait où me voir
Toujours employés
à réduire les écarts
Quand on l'approche enfin
aussi près qu'on aille
on ne possède rien

Elle va où elle veut

Du feu du bruit
pour mériter le silence
Au bout du compte
ça ressemble à de la chance
Et comme on dit parfois
si tu tiens à toi
ne fais jamais comme eux

Elle va où elle veut

Si tout file entre nos doigts
les jeux qui nous tiennent
                                                                             resteront toujours là
                                                                             Y'a rien à dire de plus
                                                                             depuis toujours
                                                                             c'est une chose entendue

                                                                             Elle va où elle veut

Je vais bien, à l'euphorie succède les discussions finalement saines, Paris et Baptiste seront miens pour quelques jours dans peu de temps, le boulot avance, le temps se réchauffe. Allez!

Par Jellybellie - Publié dans : The song that we sing
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Lundi 12 janvier 2009
Mon humeur est comme le temps dehors. Anglais. Il pleut, un peu, pas franchement, mais en continu. Il fait gris, très très gris, si bien qu'à 16h30 il fait nuit noire. Le vent me décoiffe les cheveux et le moral.
J'avais pourtant décidé de sortir cet après midi, d'errer entre Topshop et Warehouse, de faire une rafle chez Primark, et de secouer ma mollesse à coup de carte de crédit. J'ai hésité, et je me suis finalement traînée jusqu'à Commercial Road pour rentrer plus bredouille que jamais.
Sur la route j'ai levé la tête bien haut en écoutant Miss Moneypenny, et je me suis rendue compte de l'état dans lequel j'étais en tombant sur Leni.

J'ai pas trop l'habitude d'avouer ce genre de trucs, mais le retour est finalement assez pénible. Les jours passent comme des semaines, et des jours il y en a beaucoup. Ca me frustre de pas réussir à profiter vraiment d'être ici, juste parce que "quand un seul être vous manque tout est dépeuplé" (oui, moi aussi, je fais des références aux citations des papillotes). Je suis normalement la première à relativiser, et à tout prendre à la légère, mais pas là. C'est juste parce que c'est plus nouveau, qu'il fait froid, que Janvier paraît long, et que la perspective de Février ne met pas spécialement en joie non plus, que les partiels approchent, et que le mémoire devrait avancer. C'est juste ça.
Par Jellybellie - Publié dans : A year in Portsmouth
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Lundi 29 décembre 2008
J'ai hésité avec la version de Placebo (d'autant que Brian Molko est redevenu presque beau), mais je me suis dis que l'originale avait son charme, les années 80 sont suffisament glamours pour apparaître ici. Whatever. La chanson du soir.

 

Johnny & Mary - Robert Palmer

Par Jellybellie - Publié dans : The song that we sing
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Lundi 29 décembre 2008

Malgré tout ce que j'ai essayé de croire, malgré le temps que j'ai passé à essayer de me convaincre, je me suis rendue compte que c'était pas possible.
J'ai besoin d'un rythme soutenu. J'ai besoin d'aller vite, de vivre vite. J'ai pourtant tenté de m'adapter, d'accepter d'attendre, de faire des pauses, de m'adapter à son inconstance, à ses oui mais non, à son indécision, à tout ce qui le ralentit. Il m'a fallu du temps pour me rendre compte qu'à la longue, ce serait pas possible.
Je sais pas ce que ça signifie, enfin si. Je sais. C'est pas possible. Et ça craint.

Par Jellybellie - Publié dans : Gossip
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Mardi 23 décembre 2008

C'est les vacances, alors après avoir remplis mes devoirs matinaux, je me connecte histoire de voir ce qu'il s'est passé de fou pendant la nuit et que j'aurai pu rater.
Je suis passée sur le blog de Romain à l'instant, et je suis tombée sur un article que j'avais envie d'écrire. Hier soir fut une très bonne soirée. Un verre dans un bar, à beaucoup, à crier pour s'entendre, et à faire savoir qu'on était là. On en a dit de la merde, on en a fait de la merde, c'était pitoyable mais jouissif presque. Cependant je dois avouer que la meilleure partie de la soirée fut l'errance dans les rues, sur le port, cigarette après cigarette, à discuter langues, UK, prostituées avec Romain. On s'est aussi mutuellement branlé l'égo, ce qui, confessons-le, rend une soirée tout de suite plus agréable. Une glace avalée, une cloppe de plus, et retour dans nos pénates respectives.
Dans la voiture, je suis tombée par hasard sur Where is my mind, que mon frère, en bon adolescent, avait ajouté à sa compil' de musique-à-écouter-dans-la-voiture-quand-je-vais-au-lycée. J'ai chanté. Fort. Mal. Mais c'était cool!


Et en plus: Fred rentre ce soir!

 

Par Jellybellie - Publié dans : Gossip
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Dimanche 21 décembre 2008

Ecrire sur mon blog, j'en ai pas le temps. C'est tant mieux vous me direz, mais voir tous ces gens prendre soin du leur quotidiennement me ferait presque culpabiliser. Alors me revoilà.
Je suis de retour en France. Et j'aime ça. Paris, Cherbourg, Bap, mes parents, mes amis, c'est bien de retrouver tout ça. Ca me remet à ma place, ça me rappelle certaines choses, ça fait du bien à l'ego.

Hier soir, chez Valentin, on a beaucoup ri, ça faisait longtemps que j'avais pas passé une soirée entière juste vautrée sur un canapé à manger des chips, et à me faire servir mon dîner, à fumer beaucoup trop de cloppes, à mal m'endormir sur un mauvais matelas en regardant un mauvais film, à dire des méchancetés avec des potes bourrés en m'endormant, à me plaindre des ronflements de Boubou et de Hugo, à mettre le pieds dans le cendrier en me relevant, à me faire offrir 15 croissants et 12 pains au chocolat au réveil (oui, j'aime beaucoup les viennoiseries). J'ai adoré cette soirée qui pourtant, n'avait rien d'extraordinaire. J'ai juste retrouvé ma place. C'est étrange de dire ça, mais même si ouais, Fred, tout et tout le monde est interchangeable, j'arrive pas à remplacer certaines personnes et certaines situations.


pic_Hugo Hangerstone & Bastien Filkerbell: la réunification.

Par Jellybellie - Publié dans : Gossip
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Samedi 29 novembre 2008

Ce matin, en prenant mon petit déjeuner, je tournais le dos à MTV2, et là j’ai entendu un truc familier. Du genre : tu sais que tu connais, mais t’as bien du mal à savoir d’où ça vient. En fait, j’ai vite retrouvé de quoi il s’agissait.

Ca fait vraiment des plombes que j’écoute plus Placebo, et ce matin en tombant sur le clip de Nancy Boy, j’ai compris pourquoi adolescente ça me plaisait tant. Les morceaux des débuts étaient vraiment attirants, accrocheurs, et bien foutus. Si on ajoute ça à l’androgynie, qui, à 15 ans me rendait folle, à la vie décadente, et à la pseudo culture de celui qui portait le groupe à bout de bras, je pouvais pas y échapper.

Allez, pour que vous compreniez un peu mieux :

 

J’ai envie de décadence les gros, de faire autre chose que bosser, de fumer des clopes assise sur un trottoir tard la nuit, pieds nus, et d’avoir le mascara qui coule.

Par Jellybellie - Publié dans : The song that we sing
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