Mardi 23 octobre 2007
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16:30
J'aime vivre en ville. C'est peut être le goût de la nouveauté, je sais pas, mais j'aime vivre en ville. J'aime sortir de chez moi et croiser des gens, j'aime entendre la rue se réveiller le
matin, j'aime toutes les odeurs qui se mélangent: celles des gaz d'échappement, de la boulangerie, du café du coin, de la cigarette du type qui marche devant moi. Les lumières le soir aussi.
Il y a une espèce de frénésie, comme dans une fourmilière. Les gens rentrent, sortent, s'arrêtent, discutent, se hâtent, se croisent, et disparaîssent. C'est vivant. C'est pas cette vie
propre à la campagne où la vie s'incarne dans une inspiration d'air d'air pur et dans une observation avec un sourire niais la danse des saisons (grande métaphore pour la vie par
ailleurs), mais c'est humain. Humain de par les bons et les mauvais aspects que ça implique. En ville on parle, on rencontre, on communique, on modernise. En ville on se presse, on baisse la tête
et on s'enferme.
Ca fait du bruit, ça va vite et ça donne la migraine. Mais finalement le silence et la lenteur me donnent le vertige, alors...
Par Jellybellie
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Dimanche 21 octobre 2007
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16:51
Je trouve parfois des avantages à m'abrutir pendant des heures devant les chaînes de clips. Je trouve parfois aussi des avantages à me balader sur un forum de motards. Aujourd'hui par exemple, je
suis tombée sur un topic fort intéressant contenant un lien qui ne l'est pas moins.
Le dimanche (à Bamako c'est le jour du mariage) est suffisament long, difficile et propice à l'associabilité pour que vous trouviez 5 minutes pour jouer à ça.
C'est tout bêtement un blind test multijoueur où on peut suivre sa progression dans un classement. Les titres sont variés et plutôt sympas.
J'ai tenu ma place de 3ème pendant une demie-heure. Je vous défie.
Par Jellybellie
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Samedi 20 octobre 2007
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11:35
Je sais pas si c'est la grognasse de la SNCF, le fait que mon frère me demande à 20h de l'aider pour une dissert qu'il a à rendre demain et qu'il a pas commencé, l'ambiance de la maison ou la
remarque de Bap qui m'énerve le plus.
Je vous le concède je suis éléctrique. Alors rien qu'à l'idée qu'on me frôle, une décharge me secoue et vous avec sûrement. J'ai pas envie de parler parce que tout et rien fait monter la
pression. C'est souvent que ça arrive, ça retombe soit avec des cris, soit avec des pleurs. Alors cochez la bonne case et lors du dépouillement vous aurez une sucette. Je sais juste que pour
le moment j'ai envie dme tapper la tête contre les murs pour que tout se décrispe. J'ai envie de me péter le poing contre un poteau un après midi d'hiver, j'ai bien envie de trouver quelqu'un
contre qui hurler.
Je renoue avec l'état dans lequel j'étais constamment quand j'avais 15 ans et que j'étais une rebelle prépubère en colère contre tout.
C'est un amoncellement de choses qui font que PAF! ce soir c'est parti pour la débandade. Mettez-vous en rang histoire que je vous explique mon pseudo si vulgaire.
Le pire c'est qu'écrire de la merde ici ça me défoule même pas un peu.
Par Jellybellie
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Samedi 20 octobre 2007
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11:35
Hier, j'étais plutôt heureuse de rentrer chez mes parents pour le week end, même si c'était le rush pour partir, j'étais contente.
J'avais cru comprendre au téléphone que ma mère avait quelques griefs contre moi, donc quand je suis rentrée, j'ai montré patte blanche et j'ai à peine eu le droit à un "bonjour" pincé. Passons.
Aujourd'hui je me suis levée, et dans la maison il faisait 15°, manipulation perverse d'une femme en colère pour me faire trembler. Mission réussie.
Après qu'on vienne me dire que je n'ai pas une propension à rester zen et diplomate.
Hier soir je suis sortie noyer ma peine dans un bar miteux où on retransmettais le match de rugby. C'est assez drôle la mauvaise foi des supporters, la liesse générale quand l'occasion se
présente, la manière dont les gens commandent leurs bières sans regarder le serveur pour pas décrocher leurs yeux de l'écran géant, ou envoient leur nana qui se trouve bien contente de se délayer
les jambes. C'est ce que j'aime bien dans les soirs de matchs importants, ça galvanise les gens.
J'étais fatiguée alors Fred m'a raccompagnée tôt, et puis j'avais pas vraiment envie de rester des heures à mgeler les miches en centre ville. Ca c'était l'excuse officielle.
Par Jellybellie
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Mercredi 17 octobre 2007
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17:52
Les soupçons que j'avais quant à la fac de Caen se sont révélés avérés aujourd'hui.
Baignée dans l'illusion judéo-chrétienne qui consiste à croire que souffrir c'est bien, parce que le Christ il s'est fait planter des clous de charpentier dans les mains et qu'on l'a laissé cuire
au soleil, et que je vois vraiment pas pourquoi nous on l'imiterait pas un peu; et dans l'idée conjointe qui veut que le travail soit récompensé et nécessaire: j'ai travaillé.
Bêtement, j'ai cru que c'était ce qu'on nous demandait à l'université. Alors je me suis investie, et j'ai voulu appeler mes (6) collaborateurs pour fixer un moment où on pourrait se réunir pour
discuter du boulot qu'on nous avait donné. Mais comme la tempérance en ce qui concerne le crédit de mon téléphone n'est pas ce qui me caractérise le plus, je me suis faites baiser par une
buraliste qui m'a refourgué une recharge de secours SFR merdique. Conséquence directe: j'ai envoyé des textos. 50 à envoyer en 7 JOURS. Je dois visiblement pas être une ado lambda à ce sujet :
j'envoie peu / pas de sms. Alors si vous voulez me racketter c'est maintenant.
Finalement, j'ai courru entre mon boulot, la fac, le secrétariat, après les gens avec qui j'devais bosser, et j'ai réussis à les voir pour qu'on discute, en une heure on a réussis à faire un truc
qui passait, zélée j'ai même proposé qu'on fasse un plan (WA!), contente du travail achevé, me voilà arrivée en cours de civi, m'attendant naïvement à ce qu'on nous demande un commentaire à
l'oral du texte étudié. Et non. Rien. Manque de temps tout ça. Frustrée me voilà ici à cracher ma haine.
Moralité: ne plus retourner chez cette buraliste.
Par Jellybellie
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