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Je pourrais vous souhaiter la bienvenue. Mais non.

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A year in Portsmouth

Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 03:21
Il est tard, et je suis fatiguée.
La nuit me fait penser en décalé, en rouge et blanc. Je m'écris des lettres un peu trop franche, je me les envoie même. Elles sont pas pour moi, mais je les garde dans le fond d'un tiroire. C'est peut être ça la raison de l'incompréhension de Nelly.
Après une éternité, après son silence d'un an, un peu comme ça, elle a décidé d'appeler les gens pour comprendre. Ca a commencé par Solène il y a quelques semaines, et puis hier, c'est Baptiste à qui elle a voulu parler. Elle a voulu revenir sur les raisons, sur ce qu'il s'était passé, sur ce qu'il se passait. Le seul soucis, c'est que toutes les raisons, tout ce qu'il s'est passé, tout ce qu'il se passe, elle se l'est raconté à elle même. On peut plus revenir dessus. Alors je réfléchissais à ce que je lui dirais moi, si elle m'appelait, je m'imaginais lui écrire, et puis la revoir, dans un café où on avait quelques habitudes, un lieu familier mais pas trop. Un endroit un peu neutre où on pourrait éviter les histoires qu'on s'est créé. Je m'imaginais lui dire qu'on avait changé, et que je la connaissais plus, mais que je me souvenais de tous les moments drôles, difficiles, et partagés. Que j'aimerai construire un truc nouveau, plus sain avec elle, mais pas sur les bases chancelantes des débuts.
Je ne suis pas exclusive.

Sans transition: l'Angleterre me plaît, je n'ai de cesse de le répéter, et à chaque fois c'est un peu plus sincère. Tôt ce matin, dans le bus qui traverse la campagne, je me suis dis que tous les lieux qui bordaient la route m'étaient devenus familiers. Je me sens chez moi, tout en sachant que ce sera temporaire. J'ai pas envie de rentrer définitivement. J'ai pas envie de me confronter à quelque chose que je connais trop bien et que j'ai fui. Je veux être perpétuellement heureuse à l'idée de rentrer chez mes parents, de les retrouver, de retrouver mes amis de là bas, je veux pas que ça rentre de nouveau dans une routine terne qui m'empêchait déjà d'apprécier ce que j'avais avant de partir. Je veux que tout ça me manque encore.
Depuis quelques semaines, les gens avec qui j'avais construit des relations autour du silence, se mettent à me parler. A me dire des choses que j'aurai eu besoin d'entendre avant. A me dire des choses qui me font croire que j'ai gagné, mais que ce sera compliqué au retour.
Par Jellybellie - Publié dans : A year in Portsmouth
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 13:36

Après une journée géniale à Bath, après le commencement d'un nouveau boulot, après un weekend parisien _pour lequel les superlatifs ne seraient jamais nombreux_ à rester juste en présence l'un de l'autre, à croiser Cédric, Flo et Pauline, à faire l'enfant, à grimper sur les hauteurs de Paris et se dire que: "quand même, c'est cool d'être là", à manger des gauffres à Saint Michel, à fumer des cloppes, et à engloutir des khebabs; je suis de retour à Portsmouth.
Après l'arrivée de Tristan et de mon nouveau pc qui m'a permi de renouer avec la civilisation, c'est maintenant Romain et Anouk que j'attends. Je vais les chercher au port ce soir, j'ai hâte de voir leur tête verte sortir du ferry. Demain, et ce juste pour faire plaisir à mes convives (oui oui), je retourne pour la troisième fois de la semaine à Londres, où je passe un peu ma vie ces derniers temps.

Après quelques jours de neige, c'est la pluie qui reprend ses droits au dessus de l'Hampshire, ce matin j'ai été réveillée par une averse qui battait mes fenêtres, et par les camions poubelles aussi, mais c'est moins romantique (surtout quand tu sais qu'ils refusent de ramasser mes déchets depuis environ 3 mois). Tout est humide, je ressors le jean-très-cher, les convers, l'écharpe sans fin, le manteau long et le parapluie tordu. J'ai la dégaine de la cherbourgeoise, j'ai rendu les armes du bon goût. D'ailleurs j'irai bien revoir ma Normandie, manger des huîtres, et me prendre du sable dans les yeux à la plage.

J'ai hâte d'être demain, j'ai envie de mettre de mon vernis-de-pute, j'ai veux voir Benjamin Button, et je crois que je veux plus être prof de langues.

Par Jellybellie - Publié dans : A year in Portsmouth
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Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /Jan /2009 18:26
Mon humeur est comme le temps dehors. Anglais. Il pleut, un peu, pas franchement, mais en continu. Il fait gris, très très gris, si bien qu'à 16h30 il fait nuit noire. Le vent me décoiffe les cheveux et le moral.
J'avais pourtant décidé de sortir cet après midi, d'errer entre Topshop et Warehouse, de faire une rafle chez Primark, et de secouer ma mollesse à coup de carte de crédit. J'ai hésité, et je me suis finalement traînée jusqu'à Commercial Road pour rentrer plus bredouille que jamais.
Sur la route j'ai levé la tête bien haut en écoutant Miss Moneypenny, et je me suis rendue compte de l'état dans lequel j'étais en tombant sur Leni.

J'ai pas trop l'habitude d'avouer ce genre de trucs, mais le retour est finalement assez pénible. Les jours passent comme des semaines, et des jours il y en a beaucoup. Ca me frustre de pas réussir à profiter vraiment d'être ici, juste parce que "quand un seul être vous manque tout est dépeuplé" (oui, moi aussi, je fais des références aux citations des papillotes). Je suis normalement la première à relativiser, et à tout prendre à la légère, mais pas là. C'est juste parce que c'est plus nouveau, qu'il fait froid, que Janvier paraît long, et que la perspective de Février ne met pas spécialement en joie non plus, que les partiels approchent, et que le mémoire devrait avancer. C'est juste ça.
Par Jellybellie - Publié dans : A year in Portsmouth
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 13:09

It's been a long time, long time now, depuis que je n'ai pas écris ici.
J'ai beaucoup d'excuses. Plus de connexion pendant un moment, de la visite pendant presque deux semaines, de l'auto discipline en quantité suffisante pour que je bosse mon mémoire, de la paperasse pour un boulot, ...

Solène et Bap sont venus me voir. C'était cool. On s'est marré, on a vu plein de trucs, c'est passé très vite, et c'était étrange de les introduire ici. De les voir dans le Froddington, dans la fac, de fumer des cloppes sur le front de mer avec Solène, et de fouiller chez les disquaires avec  Bap.

Les voir, les entendre me raconter les histoires des uns et des autres, les soirées, les coups dans les bars, les coucheries, m'a donné envie de rentrer. Histoire de lever la main en l'air, de l'agiter, et de repartir. Mais d'être là. De sentir l'odeur des cafés quand ils viennent d'ouvrir l'après-midi, de jouer avec ma cuiller dans mon expresso pendant que je discute avec quelqu'un que j'ai pas vu depuis longtemps, d'aller au Croissant Doré et d'acheter une part de tarte au chocolat que je ne partagerai pas, d'attendre. Que Fred arrive de Lorient, que Bap descende du train, que Solène soit prête, que tout le monde soit là. J'ai envie d'arriver à une soirée, et de connaître tout le monde, de faire le tour de l'assemblée avec assurance et de sentir que j'étais attendue un peu, de faire un barbecue sur une terrasse alors qu'il fait 3° dehors, de me vautrer dans un canapé pour manger des pistaches et gueuler contre la musique décidemment trop mauvaise. De regarder Osouf faire le troubadour, et d'écouter Bap et Tristan faire les associaux avec leurs guitares.

J'écoute Beirut et ça me fait penser aux lundi matins lorsque je prenais le train pour retourner chez moi. J'ai envie d'être dans un train, et de sentir le soleil froid à travers la fenêtre, de voir toutes les semaines les même gens, et toutes les semaines les analyser intérieurement.
J'ai envie d'arriver à Saint Lazare, de prendre le métro, de marcher dans Paris, et de retrouver Bap chez lui. J'ai envie de préparer un sac et des sandwichs, j'ai envie de reprendre le métro, d'arriver à St Cloud et d'aller voir The Raconteurs, de m'allonger dans l'herbe le dernier weekend d'août, et d'oublier que c'est bientôt fini. J'ai envie de revenir deux semaines plus tard et de passer une journée rue de Rennes. De monter jusqu'à Pigalle et de sourire bêtement devant les vitrines, marcher, marcher, et marcher pour retrouver Hugo et Amélie pour dîner. Le dimanche j'irai me perdre dans le RER, pour retrouver Hugo à Cergy, et tomber en panne sur l'autoroute avec lui, réparer son circuit de refroidissement avec un scotch de la boutique Esso, et prier les 200 kilomètres restant pour que ça tienne.

Miel et duvet? 

Par Jellybellie - Publié dans : A year in Portsmouth
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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 12:26

Je suis en Angleterre depuis bientôt trois semaines.
 J’écoute Noir Désir.
Je mange au Mc Do.
Je vais à la plage.
Je bois des cafés et des cocas.
Je pense à Fred quand je doute ou que ça va pas. Je lui envoie même des mails parfois.

Je suis à la maison quoi. Ma vie est une sorte de bordel désorganisé, je ne sais pas ce que je fous, je ne sais pas pourquoi, j’ai lâché la bride et perdu le contrôle. Presque. J’aime ça. Je pourrais vous raconter à quel point Albert’s Road est une rue trop courte, à quel point le festival Love Albert’s Road Day était coolard, à quel point la Fresher’s Fayre était démesurée, à quelle point les gens sont corporate, à quel point le temps me surprend, à quel point j’adore ma maison, à quel point la fac est un système organisé, à quel point les pubs sont redevenus mon second chez moi, à quel point le weekend avec Morgane était cool, à quel point aller en boîte en Angleterre est drôle, à quel point les clopes sont chères. Je pourrais vous raconter plein de trucs, vous balancer plein de photos pour vous montrer comme c’est cool. Mais ce matin j’ai juste envie de dire :
J’ai allumé ITV5 à l’instant, et je suis tombée sur Tout le monde veut prendre sa place, un vieil épisode. Et là, bam, j’ai pensé à Hugo.
Hier soir j’ai discuté avec ma coloc, de I Love New York, l’émission de télé réalité qui découle de Flavour of Love, et j’ai pensé à Solène, à des soirées chez Fred à regarder ça, et à se demander : « Mais comment font-elles ? »

Vous savez quoi ? J’ai envie de vous voir les gros, j’ai envie d’aller toucher les tétons de Fred, d’aller gossiper avec Solène au Café des Halles, de tomber en panne au milieu de l’autoroute avec Hugo et NTM, d’attendre le métro avec Baptiste, de parler de son job avec Bernis, de discuter de dEUS avec Romain, d’écouter Claire me raconter sa vie, et de regarder Osouf se brûler aux bolas sur la plage.
 Mais j’ai pas envie de Cherbourg, je me rends compte que rien ne s’arrange, que la lassitude vous bouffe, et que beaucoup d’entre vous font n’importe quoi pour en sortir. Ce que j’ai fuis en partant, faites en sorte que je le retrouve pas en rentrant. Rencontrez des gens, bougez, partez, couchez avec n’importe qui, mettez un terme aux vieilles histoires, végétez pas.

Par Jellybellie - Publié dans : A year in Portsmouth
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Jeudi 25 septembre 2008 4 25 /09 /Sep /2008 14:23

Quand j’ai appris que je partais en Erasmus en Avril dernier, je me suis dis : « tiens, j’ouvre déjà une catégorie sur mon blog, comme ça je raconterai des trucs qui pourront être utiles aux futurs Erasmus, genre les préparatifs, l’arrivée, la vie ici toussa. ». Et puis finalement, j’ai rien écris. Alors aujourd’hui, je commence. Vous aurez zappé les préparatifs, mais toi qui comptes partir en Erasmus 2009, je te jure, vraiment, vaut mieux pas que tu subisses plusieurs fois tous les trucs administratifs relou, de toute façon, te les raconter ce serait te couper toute envie de partir.

Pour entrer dans le vif du sujet, après quelques jours d’organisation, de stress, de au revoirs aussi froids que possible pour éviter les effusions (que je sais décidemment pas gérer), lundi j’ai embarqué sur le ferry, et j’ai fais coucou à la France en m’éloignant, telle Jack lorsqu’il monta à bord du Titanic, sauf que lui c’était coucou à l’Angleterre (oui, je sais, il est passé à Cherbourg aussi). Le voyage fut idyllique, genre mer d’huile et taxi pas-cher-et-sympa à l’arrivée.

Quand je suis descendue de voiture, et que j’ai rejoins la maison, les propriétaires étaient là pour m’accueillir, ma coloc étant encore en cours. Mh. J’avoue avoir eu bien du mal à comprendre exactement ce qu’ils disaient derrière leur accent-ché-pas-quoi. Fatiguée par la journée, l’appréhension du voyage retombant un peu, je me suis endormie vite fait sur un matelas composé de ressors surmontés d’une grille. Mon dos a du mal à s’en remettre. En revanche, la maison que j’avais déjà visitée ne m’a pas déçue, c’est spacieux, lumineux, aéré, pas décoré à l’anglaise, vraiment, viendez !

Mardi, direction Asda, histoire de faire quelques courses, et de me rendre à l’évidence : c’est pas une légende, les anglais mangent… n’importe quoi. De la viande enroulée dans du pain, de la viande enroulée dans du fromage, de la viande panée, tout se mélange et donne un espèce de résultat collant et grââââs.

L’après midi ma coloc m’a gentiment emmenée faire un tour de la fac, et du centre ville. Croyez-le ou non, mais Portsmouth n’est pas une ville si laide que ça. J’ai été agréablement surprise par tous les monuments récents ou non, les bâtiments de la fac et le centre ville. Je ne suis pas encore allée sur le littoral, mais dès que c’est fait, je vous raconte (ou pas).

Le soir j’ai rejoins Louise, qui vient aussi de la fac de Caen et qui fait de l’assistanat ici, pour boire mon premier GRAND verre de Coke (with ice or lemon ?) dans un pub de Albert Road. Elle vit ici depuis plusieurs semaines déjà, et ma donné quelques tips pour consommer mieux et moins cher.

Mercredi, wouhou, j’ai rencontré Silvère, étudiant Erasmus français qui aime la bière, et le sport, et avec qui j’avais discuté sur Facebook (ouais.), il m’a présenté deux de ses colocs, français eux aussi (rhan le ghetto), avec qui on est allé braver la HSBC, le Carphone Warehouse, le Whoolworth, et un pub. Avant que je m’exile seule vers l’île University pour récupérer le pass me donnant accès aux soirées de la fac (t’es trop VIP). Après que je me sois à moitié perdue sous la pluie pour rentrer, après que je me sois perdue pour trouver la seconde entrée du Asda, j’ai rejoins les french spoken people pour passer la soirée.

Aujourd’hui j’attends. J’attends à la caisse du Asda, j’attends que les techniciens viennent installer la ligne internet, j’attends de pouvoir regarder la cinquième saison de Grey’s Anatomy et j’attends des nouvelles de France. Et je suis même pas allée à la matinée de présentation de l’uni, par pure flemme.

 

A vite les gros, et amusez-vous pas trop en mon absence.

Par Jellybellie - Publié dans : A year in Portsmouth
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